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vendredi 27 janvier 2017

Priez pour vos enfants et petits-enfants

Dès la naissance de la première de mes enfants et de mes petits-enfants, j’ai ressenti le besoin, ainsi que la grande responsabilité, d’intercéder auprès de Dieu pour eux.  C’est une responsabilité au même titre que de prendre soin de leurs besoins physiques et matériels, car la dimension spirituelle existe et il ne faut pas l’ignorer ni minimiser le combat à livrer.  


J’ai expérimenté, au cours des années, l’efficacité de la prière adressée au merveilleux Dieu d’amour qui nous veut du bien et non du mal et qui veut nous donner à tous « un avenir et une espérance. »   (Jérémie 29 : 11) 
Évidemment, c’est cela le souhait de mon cœur pour mes enfants ainsi que pour leurs enfants.  Quel parent ne souhaiterait pas le meilleur des avenirs pour son fils ou sa fille!  

Les réponses à mes prières ont parfois été étonnantes, inattendues dans leur accomplissement mais toujours extraordinaires!  Avec le temps, certaines requêtes ont pris plus d’importance à mes yeux, à faire dès leur jeune âge et même, avant leur naissance.  J’ai pensé vous les énumérer.  Les voici :

Priez…

…pour le salut de leurs âmes  (1 Timothée 2 : 4 ; 2 Pierre 3 : 9)

…qu’ils aient une intelligence renouvelée, après s’être offert à Dieu  (Romains 12 : 1-2)

…qu’ils développent une forte relation personnelle avec le Seigneur (Psaume 37 : 4 et 5)

…qu’ils détestent le péché  (1 Jean 1 : 8-9 ; Proverbes 8 : 13)

…que leur conscience soit pure et qu’elle les trouble quand ils font le mal  (Hébreux 9 : 14)

…qu’ils apprennent à vivre dans le contentement  (Hébreux 13 : 5)

…qu’ils aient une attitude respectueuse envers tous  (Romains 12 : 10 ; 1 Pierre 2 : 17)

…qu’ils respectent l’autorité  (Romains 13 :1)

…que Dieu leur enseigne la grande vertu qu’est l’humilité  (Romains 12 : 3 ; 2 Pierre 4 : 5-6)

…qu’ils recherchent de bons amis et qu’ils soient protégés contre les mauvais amis  (2 Timothée 2 :22)

…qu’une haie de protection les entoure afin qu’ils n’aillent pas vers les mauvais endroits et que les gens mauvais ne puissent  les retrouver  (Osée 2 :8)

…qu’ils cherchent la volonté de Dieu à leur égard en ce qui concerne leur carrière  (Jérémie 29 : 11 ; Psaume 37 : 5)

…qu’ils, ainsi que leur futur conjoint, restent purs jusqu’au mariage et après  (1 Thessaloniciens 5 : 23 ; Hébreux 13 : 4)

…qu’ils soient éloignés du mauvais conjoint et gardés pour le bon conjoint  (2 Corinthiens 6 : 14 ; Colossiens 1 : 9)

Oui, la Bible nous assure que Dieu répond à nos prières.  Il y est écrit que « la prière fervente d’une personne juste à une grande efficacité »  (Épître de Jacques 5 : 16b FC)

On y lit également « Priez les uns pour les autres »  (Épître Jacques  5 : 16a)  et « Priez sans cesse »    (1e Épître de Thessaloniciens  5 : 17).

Je me suis souvent accrochée aux promesses suivantes et j’ai toujours reçu la paix et l’assurance dans mon cœur que mon Père Céleste est à l’écoute quand je lui demande son aide.  « Déchargez-vous sur Lui de tous vos soucis car Lui-même prend soin de vous. »  (1e Épître de Pierre 5 : 6 – 7 ),   « …en toute chose, faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications avec des actions de grâces. » (Épître aux Philippiens 4 :6) et « Quand un malheureux crie, le Seigneur entend, il le sauve de tout ce qui lui fait peur. »  (Psaume 34 : 7 PDV)

Combien il est doux pour une maman et grand-maman d’avoir l’assurance qu’elle peut remettre ses enfants et ses petits-enfants entre les mains et aux soins d’un Père qui se soucie d’elle et de ses bien-aimés!  J’ai découvert que d’intercéder pour eux n’est pas seulement une grande responsabilité, une lutte de tous les jours, mais aussi un immense privilège!




Grand-maman Priscille

mercredi 14 septembre 2016

Jour de tristesse, mais aussi de gratitude

Aujourd’hui, je sens un petit pincement au cœur car c’est le premier jour de l’abatage.  Les beaux gros poulets dodus qui courent en déployant leurs ailes, picorent dans la terre, crient « cocorico » quelle que soit l’heure du jour, se taquinent l’un l’autre et se prélassent à l’ombre dans leur enclos, vont voir leur nombre diminuer, leurs « camarades » disparaître, peu à peu, l’un après l’autre.

Nous nous préparons à procéder en 3 jours.  Nous avons installé un abri temporaire afin d’être protégés du soleil ou de la pluie.  Nous nous sommes procuré l’équipement nécessaire, désirant effectuer la tâche de la meilleure façon possible.

Pour ma part, je suis affectée à la dernière étape, soit le dernier nettoyage qui consiste à enlever les toutes petites plumes que la plumeuse aurait manquées ainsi que l’ensachage et la pesée.  Je dois ensuite inscrire le poids sur le sac ainsi que sur une feuille, puis – au congélateur.


Il est toujours plaisant de pouvoir enseigner nos petits-enfants.  Deux de nos petits-fils, maintenant adolescents, désiraient venir nous aider et apprendre les techniques d’abatage. 
Nous avons tellement ri de voir les poulets glisser entre les jambes de l’aîné alors qu’il pensait arriver à les attraper aisément!
Et aussi quand enfin il s’est écrié : « J’en ai un! »





Nous voilà arrivés au 3e jour d’abatage, un samedi.  Il est 7h30, une Tourterelle Triste entonne son chant dans les arbres près de la maison. 


 Ce chant, qui d’habitude paraît plutôt nostalgique, semble étrangement morne ce matin, rempli d’accents de deuil.

Je me console en me disant que ces poulets ont été gâtés car ils ont eu les meilleurs soins possibles de leur vivant – nourriture et eau fraîche en abondance, enclos extérieur pour courir, déployer leurs ailes et picorer insectes et gravier tout en étant protégés des prédateurs.
 



On n’y pense guère, sinon pas du tout, lorsqu’on se procure des poitrines ou des cuisses de poulet sur les étagères de l’épicerie ou quand on mange du poulet grillé au restaurant.  On ne réalise pas alors que ces viandes ont déjà été vivantes.  C’est le cycle de la vie et de la survie.

Eh oui, voilà, ils meurent afin que nous, nous puissions vivre… 

Par analogie, cela me fait penser à Jésus, le Messie promis, qui lui, a volontairement donné sa vie afin que nous puissions vivre éternellement.  Dans l’Épitre aux Romains, chapitre 5 au verset 8 (version Seg. 21), nous lisons : « Voici comment Dieu prouve son amour envers nous : alors que nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous. »  Et comment ne pas être d’autant plus reconnaissants, car le salut éternel de l’âme ne vaut-il pas plus que l’apaisement momentané du corps?
C’est pour cette raison qu’il nous est possible d’être remplis de gratitude car, en plus d’avoir l’immense privilège de posséder la paix de l’âme que le Seigneur nous offre, aujourd’hui Il pourvoit également aux besoins de nos corps, et nos congélateurs se remplissent, petit à petit.  Des poulets de 4, 7 et 9 lbs, dont la succulente chair nous nourrira tout au long de l’année se retrouvent, emballés et congelés, prêts à faire cuire.   


Oui, l’enclos est vide.  Il ne reste que quelques plumes et matières fécales qui traînent par terre dans l’enclos, mais nous avons encore une fois de quoi nourrir nos corps, et pour cela nous sommes très reconnaissants!


Grand-maman Priscille