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mardi 15 août 2017

La voix : bonne voie ou mauvaise voie?




Ah, la voix!  Chacun de nous est né avec sa voix, une voix qui lui est propre.  Elle n’est peut-être pas unique – les gens ont parfois du mal à distinguer entre les voix de mes sœurs et la mienne – cependant, chacun de nous se sert de sa voix de manière singulière et personnelle.  Elle peut être haute ou basse, claire ou rauque, nette ou nasillarde, douce ou forte, voilée ou grasse, chantante ou monotone.  On nous reconnaît souvent par notre voix, sans même nous voir!

Il est souvent possible de percevoir l’état d’âme d’une personne au timbre de sa voix.  J’ai une amie à la voix normalement très aigüe, mais lorsqu’elle est triste sa voix baisse d’à-peu-près deux tons!  De plus, les diverses émotions, tels que les sentiments de contentement, de mélancolie, de joie, de tristesse, de paix, d’appréhension, de plaisir, de crainte, de colère sont perceptibles dans la voix.  Il est quand-même possible de cacher ce que nous ressentons vraiment afin de laisser croire que tout va bien.  À la question : « Comment ça va? », il m’est arrivé de répondre en riant légèrement afin de camoufler mes véritables sentiments.

Et très souvent, nous développons deux tons de voix distinctes : une tonalité pour nos amis et nos invités, et une tonalité pour notre famille.  La voix que nous prenons pour l’extérieur du cercle familiale est amicale, enjouée, douce, attentive et gentille.  Mais, qu’en est-il du ton de voix réservée pour notre conjoint et nos enfants?  Notre voix change-t-elle de sonorité où baisse-t-elle de tonalité, devient-elle intense, criarde, forte?  Parlons-nous de manière dure, colérique, rude et sévère, hostile?  Sommes-nous sur la voie d’être constamment de mauvaise humeur, rapides à critiquer et à chercher des fautifs?

On dit que l’'oiseau moqueur-chat change de voix selon l’endroit où il se trouve.  Lorsqu’il est loin de son nid, son gazouillis en est un des plus charmants parmi les oiseaux chanteurs.  Cependant, une fois arrivé à son nid, il n’émet plus ses doux accents agréables, mais que des sons rêches, durs et discordants.

Savons-nous que notre voix peut éloigner, écraser, et détruire?  Une personne dont la voix est remplie de hargne n’attire pas la sympathie ni l’amitié de ceux qui l’entourent et piétine les sentiments de ses intimes.  Avons-nous pris la voie de la facilité et du laisser-aller avec ceux qui nous aiment et nous connaissent le plus?  Il est certainement plus simple d’étaler nonchalamment et négligemment son état d’âme que de s’efforcer à être doux et attentionné avec ses proches.  Pourtant, il nous est tout à fait possible de faire des efforts dans ce sens en compagnie des étrangers.  

De quelle manière agissons-nous avec notre conjoint?  Je suis sûre et certaine qu’au début de notre relation de couple, nos inflexions de voix ne ressemblaient en rien à celles qui résonnent aujourd’hui. Sommes-nous maintenant constamment impatients, pleins d’animosité et de colère?  Avons-nous une attitude méprisante, dégradante, infantilisante?  Au fait, parlerions-nous sur ces mêmes tons de voix avec notre ami, notre voisin ou notre collègue de travail?

Quelle est notre voix « familiale »?  Pour le découvrir, il nous suffit d’écouter parler nos enfants, et nous entendrons notre propre voix.  Les enfants apprennent par l’exemple.  Quel modèle voient-ils en nous?  Voient-ils une personne changeante, différente avec autrui?  Perçoivent-ils qu’il faut être tendre, gentil, plaisant et doux seulement avec les étrangers?  Grandissent-ils dans une atmosphère empreinte d’hypocrisie?  Personne n’aime ce qui sonne faux.  Et les enfants sont très perspicaces et voient clair dans nos réactions et nos agissements pour discerner entre la vérité et l’erreur.  Est-il surprenant que tant de jeunes délaissent la foi de leurs parents? 

La voix est un merveilleux don de Dieu, mais malheureusement, nous l’utilisons souvent mal.  Apprenons à nous écouter nous-mêmes, à entendre ce que les autres personnes entendent.  Ne soyons pas comme le moqueur-chat.  « Que votre (notre) douceur soit connue de tous… » (Épître aux Philippiens 4 : 8) et non pas seulement des gens à l’extérieur du foyer.   Changeons de voie en ce qui concerne notre façon de nous servir de notre voix!


Grand-maman Priscille

vendredi 30 décembre 2016

NOS ATTENTES : Réalistes... ou pas…?




Ahhh… les attentes….  J’en ai eues et j’en ai encore!  En ce temps de bonnes intentions et de résolutions, ce serait peut-être bien d’explorer nos motivations! Nos attentes en sont peut-être la cause….  Que signifie le mot « attente »? 

On lit dans le dictionnaire Le Petit Robert : « Attente : Le fait de compter sur quelque chose, sur quelqu’un; ce que nous nous attendons » 




Eh, oui, j’ai commencé très jeune, à avoir toutes sortes d’attentes; par exemple, en première année à l’école,  je m’attendais à ce qu’on me félicite toujours pour mes dessins, car j’aimais beaucoup dessiner!  Et, ça m’est arrivé de recevoir des éloges – mais pas à chaque fois car, il y avait d’autres élèves qui avaient beaucoup de talent…  Aussi, je m’attendais de passer avec de très bonnes notes – même si je n’y mettais pas beaucoup d’efforts et que je n’étais pas la plus brillante – et vous l’avez deviné, cela ne m’arrivait pas.  Puis, je m’attendais d’être aimée de tout le monde, car j’étais gentille avec eux…  encore là, déception.

Donc, on peut dire que nos attentes sont ce que l’on croit avoir le droit d’être ou d’avoir, les choses qu’on croit nous sont dues, auxquelles nous avons automatiquement droit.

Alors, quelles sont-elles?  Nos attentes sont des idées préconçues ou apprises de ce que devrait et doit être la vie.  Quelques-unes de ces idées de base sont :
Le droit au bonheur
Le droit à la prospérité
Le droit à chacun de faire ce qu’il veut

Lorsque nos attentes ne se réalisent pas ou n’obtiennent pas la réponse espérée, nous avons l’impression que ce n’est pas juste; que la vie se joue de nous.

Sur quoi nos attentes sont-elles fondées?  Qu’est ce qui nous fait croire que la vie nous doit d’être heureux, riches ou libres?  Surtout quand on sait que plus de la moitié des habitants de la terre sont ni riches, ni libres.  Mais, plusieurs sont quand même heureux!  Comment est-ce possible?  Serait-ce qu’ils soient satisfaits de ce qu’ils sont et de ce qu’ils ont?  Qu’ils ne laissent pas leurs attentes les dominer et acceptent plutôt d’exercer le contentement?

J’avais un prof qui disait que la liberté de l’un s’arrête là où débute la liberté de l’autre.  Il est donc impossible de faire tout le temps tout ce qu’on veut sans entraver le droit d’autrui.  Il faut tenir compte des droits des autres qui nous entourent.

Nos attentes sont malheureusement souvent fondées sur des pensées irréalistes, ou même carrément sur des mensonges.  Combien de fois avons-nous entendu dire qu’il nous faut absolument tel ou tel jeu, objet, boisson, automobile, médicament, voyage, etc., pour être heureux?  Ce n’est pas la vie que se joue de nous mais les compagnies multinationales! 

Puis, on nous annonce de la pluie trois jours d’affilée et c’est presque tragique car cette nouvelle ne concorde pas avec nos attentes.  Cela dérange nos plans et notre petit confort personnel!  Cependant, on sait qu’au fond, la nature a besoin de pluie pour nous combler de ses récoltes abondantes de fruits et de légumes. 

Le vrai bonheur ne dépend pas des objets, des circonstances ni des événements.  Le vrai bonheur provient d’un cœur en paix, qui accepte les choses qu’il ne peut changer.  On ne peut changer la température, vaut mieux faire avec! 

Une autre vérité qui devrait être évidente est celle qu’on ne peut pas changer une autre personne.  Il y a un dicton en anglais qui, traduit librement, dit : « Un homme qui a été convaincu contre son gré n’a pas changé d’opinion. » 1

Combien de couples se marient alors qu’un d’eux (ou les deux) pense pouvoir changer l’autre?  Et quand il n’y arrive pas, il est si malheureux.  Et si, exceptionnellement un conjoint réussissait à modifier quelque chose chez l’autre, cela soulèverait probablement un autre problème!  La comédienne Barbra Streisand a dit : « Comment se fait-il qu’une femme travaille pendant 10 ans à changer les habitudes d’un homme pour ensuite se plaindre du fait qu’il ne soit plus l’homme qu’elle a marié? »2

De telles attentes sont irréalistes/irréalisables.  C’est impossible de changer quelqu’un à moins qu’il n’en soit d’accord.  Et ce genre de changement qui s’opère est souvent un miracle de l’amour.  Et seul l’amour de Jésus est assez fort pour opérer de vrais changements durables.


Il y a un cantique que ma mère chantait lorsque j’étais petite qui s’intitule : « Compte les bienfaits de Dieu ».3  Il y a quelques années, j’ai décidé de faire cela et je peux dire que c’est une leçon de contentement!  Il y a tant de choses, petites et grandes qui font partie de notre quotidien, que nous ne remarquons même plus et pour lesquelles nous devrions être reconnaissants.  Citons par exemple notre santé (la vue, l’ouïe, l’appétit…) celle de nos enfants, de notre conjoint, un endroit où habiter, des vêtements, de la nourriture, le travail et la capacité de l’accomplir……………..  Oh, la situation dans chaque cas n’est peut-être pas idéale ou parfaite, mais elle pourrait probablement être pire – de nombreux habitants de cette terre ont moins que nous.

Benjamin Franklin a dit : « Le contentement fait en sorte que les hommes pauvres sont riches.  Le mécontentement fait en sorte que les hommes riches sont pauvres. »4 


La situation parfaite…?  Existe-t-elle?  Personnellement, je ne crois pas à la perfection dans ce monde, sinon, pourquoi devrions-nous aspirer à la perfection absolue et inimaginable du Ciel?  Si nos attentes se portent vers le Ciel, je ne crois pas que nous serons déçus!

Jodi Picoult a dit : « Il existe deux manières d’être heureux : améliorer ses circonstances ou diminuer ses attentes. »4  Il est parfois possible d’améliorer ses circonstances et c’est tant mieux!  Sinon, il vaut mieux pratiquer le contentement et accepter de diminuer ses attentes.  Ainsi, la pression disparait et la paix s’installe dans notre cœur et dans notre vie.

Ainsi, posons-nous la question : Quelles sont mes attentes?  Suis-je une personne malheureuse  parce que la vie semble se jouer de moi en ne m’accordant pas ce que je crois m’être dû?  Suis-je quelqu’un de malheureux à cause que les choses ne se réalisent pas tel que je le voudrais?  Mes attentes sont-elles irréalistes?

Dr. Viktor Frankl, survivant de l’Holocauste a écrit dans son livre intitulé, “Man’s Search for Meaning,” (La recherche de l’homme pour ce qui est sensé) : « on peut tout enlever à l’homme sauf une chose : la dernière des libertés humaines – de pouvoir choisir son attitude, quelles que soient les circonstances… »5

La seule personne que l’on peut modifier, c’est soi-même, d’autant plus par l’Esprit Saint, s’il demeure en nous.  Chacun peut contrôler ses propres pensées, ses désirs, ses actions, son attitude.  Nous devons diriger nos attentes vers nous-mêmes et non vers les autres, ni vers les choses.

Pour « changer le monde » et en faire un endroit où l’on est heureux, la transformation doit commencer en soi.

1 ”A man convinced against his will is of the same opinion still.”
2 “Why does a woman work ten years to change a man's habits and then complain that he's not the man she married?”
(Barbra Streisand)   Tiré de : http://www.inspirationalstories.com/quotes/t/barbra-streisand-on-man/
3 « Compte les bienfaits de Dieu » Recueil de cantiques Célébrons Dieu # 230; refrain du chant  : « Quand le vol de la tempête »
4“There were two ways to be happy: improve your reality, or lower your expectations”
Jodi Picoult, Nineteen Minutes  http://www.goodreads.com/quotes/tag/expectations?page=2
5 http://www.goodreads.com/quotes/51356-everything-can-be-taken-from-a-man-but-one-thing 


Grand-maman Priscille

mardi 19 avril 2016

Comment le fait de changer cette mauvaise habitude a changé notre foyer pour de bon.



Comment le fait de changer cette mauvaise habitude a changé notre foyer pour de bon.

Par  Lisa Jacobson                                            Traduction : Priscille Béliveau


     Tout est devenu clair près de l’évier de la cuisine.






Cela a débuté par un soupir – tellement naturel que je ne m’en étais pas aperçu.

C’était un long et lourd soupir.

Je lavais des légumes pour faire une salade pour le souper.  Du céleri, des piments doux et des carottes.  Les préparatifs typiques pour le repas du soir.

Je me sentais écrasée et j’avais pris du retard.

C’est à ce moment-là que mon époux est entré dans la pièce en demandant : « Hé, chérie, comment s’est passée ta journée? » Et puis « Et pourquoi ce gros soupir? »

Il m’a posé la question alors je lui ai répondu.  Et ça s’est déroulé un peu comme ceci…
les enfants qui se disputent
l’avalanche de travail domestique
les appareils ménagers à moitié brisés (comme le stupide sèche-linge)
les courses qui ont pris plus de temps qu’anticipé
et
les trois factures médicales qui venaient d’arriver par la poste

Une longue liste de plaintes, mais rien de spécial.  Tout cela était habituel.

Cependant, là, devant mes yeux, j’ai vu les fortes épaules solides de l’homme que j’aime, s’abaisser.  S’affaisser un peu.  Écrasés par tout ce que je venais de flanquer sur lui. 

Mais, il me l’avait demandé et je lui ai répondu en tout honnêteté.

Et, je crois que c’est important d’être honnête, pas vous?

Sauf que…

Mon « honnêteté » l’écrasait.  En réalité, elle écrasait toute ma famille.

Par mes plaintes, j’aspirais littéralement la vitalité du sein de ma famille.

J’avais pris la mauvaise habitude de râler tout en cachant cette attitude sous le déguisement de « l’honnêteté », plutôt que de l’appeler par son vrai nom.

Plutôt que de reconnaître ce que j’étais vraiment.

La femme ronchonneuse.

C’est à cet instant que j’ai réalisé que quelque chose devait changer.  Je devais cesser ce courant négatif de communication avec lequel je l’accueillais presque chaque soir.  Il était temps de troquer mes murmures mécontents en les remplaçant par un esprit de gratitude.  Il fallait que je choisisse des paroles joyeuses plutôt que des paroles négatives.

Je désirais de nouveau insuffler la vie dans ma famille.

Cela ne signifiait pas que je ne serais plus jamais « honnête » car il y a certainement un temps propice pour l’être, mais j’ai pris conscience que je pouvais attendre et trouver un moment plus favorable.  Je pouvais m’assurer de ne pas simplement tout « décharger » sur lui, mais de véritablement rechercher son appui, son aide ou un peu d’empathie.  Non pas de me plaindre pour le plaisir de me plaindre.

J’ai décidé de changer mon habitude.  Plutôt que de m’attarder aux choses qui allaient de travers, j’ai décidé de me concentrer sur tout ce qui se passait bien au courant de ma journée.  Les choses vraies, belles et qui avaient du mérite.

Voici ce que ça donne…
les enfants se sont bien amusés au parc aujourd’hui
j’ai réussi à nettoyer le garde-manger
je suis reconnaissante pour ma laveuse et le sèche-linge (qui fonctionne quand-même un peu)
j’ai réussi à me rendre chez l’épicier à temps
et
je suis heureuse que notre fille ait pu recevoir des soins médicaux quand elle en a réellement eu besoin

Même genre de journée – autre perspective, ce qui a fait toute la différence au monde.

Alors, c’est pourquoi j’ai troqué mon soupire pour un sourire et des paroles joyeuses.

Mon habitude a changé.

Mon cœur a changé.

Et ô, combien notre foyer a changé pour de bon.

…que tout ce qui est vrai, tout ce qui est honorable, tout ce qui est juste, tout ce qui est pur, tout ce qui est aimable, tout ce qui mérite l’approbation, ce qui est vertueux et digne de louanges soit l’objet de vos pensées.
Philippiens 4 : 8

Peut-être avez-vous également pris l’habitude de ronchonner ?  Essayez de modifier cette mauvaise habitude et vous constaterez tout le bien que cela apportera à votre époux, à vous-même et à vos enfants.

Insufflez des paroles remplies de vie.

Dans Sa grâce, 

Lisa Jacobson

Titre original : How Changing This One Bad Habit Changed Our Home for Good

http://club31women.com/2015/03/how-changing-this-one-bad-habit-changed-our-home-for-good/
Par  Lisa Jacobson