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lundi 25 juin 2018

L’enseignement « accidentel », vous connaissez?






La première fois que j’ai entendu cette expression, mes enfants étaient encore assez jeunes.  C’était à l’occasion d’un cours auquel je m’étais inscrite, un cours de formation pour les parents sur l’éducation des enfants – car on n’acquière jamais assez d’information à ce sujet!  Ce que j’y ai appris m’a ouvert les yeux sur des aspects de ma personne et de mes comportements que je ne soupçonnais pas du tout.

Mais qu’est-ce qu’un « enseignement accidentel »?  Évidemment, nous savons que nous pouvons et devons enseigner et instruire nos enfants en leur expliquant et en leur attestant de vive voix ce que nous désirons qu’ils apprennent et qu’ils sachent.  On leur enseigne ainsi à dire s’il-te-plaît, merci, bonjour, pardon, etc.  Ce genre d’enseignement est « intentionnel ». 

Cependant, les enfants sont des éponges qui absorbent beaucoup plus que des paroles que nous énonçons.  Il y a abondamment d’actions que nous perpétrons machinalement, souvent inconsciemment et qui sont perçus par les yeux enfantins. 

Cette expression « enseignement accidentel » signifie que nos actes, nos intonations de voix, notre regard, notre expression faciale, notre tempérament, nos attitudes, nos réactions, nos agissements, ce que nous portons, ce que nous possédons  …  – tout cela est significatif, ayant un impact important vis-à-vis des petits.  Tout ce que nous sommes est perçu et absorbé par les jeunes esprits qui nous entourent – pas seulement nos propres enfants mais ceux que nous côtoyons, ou que nous enseignons, si tel est le cas.  Tout cela, sans compter ce qui sort de notre bouche, les paroles prononcées souvent sans réfléchir! 

L’écrivain français, André Gide a écrit : « Les actions les plus décisives de notre vie…  sont le plus souvent des actions inconsidérées. »1  À mon tour, je dirais : Les actions et les paroles les plus destructives de notre vie sont le plus souvent des actions et des paroles irréfléchies.

Pire encore sont ces attitudes et comportements, (captés dans notre enfance et inculqués dans notre jeune esprit,) délibérément et constamment perpétrées envers nos propres petits, tout en sachant dans notre for intérieur qu’ils sont mauvais et même néfastes.

Avant d’assister à ces classes, je n’avais jamais beaucoup réfléchi à l’impact de mes faits, mes gestes et mes interventions   Ces leçons m’ont amenée à observer certains comportements modelés par les adultes et l’effet produit sur les enfants.  De plus, ce cours m’a incité à me recueillir afin examiner mon propre cheminement et l’influence qu’ont eus dans ma vie ceux qui m’avaient entourée dans mon enfance.

Avez-vous déjà remarqué que :

- L’enfant à l’air renfrogné calque souvent un parent?

-L’enfant élevé dans une atmosphère de crainte, d’inquiétude et d’anxiété, apprend souvent à être angoissé et à avoir du mal à faire confiance.
-Le parent qui arbore une attitude de supériorité produit presque immanquablement une progéniture imbue d’elle-même

-L’enfant vêtu comme une carte de mode – et dont le parent insiste sur l’importance de la « beauté », rabaissant les autres moins bien vêtus, –  devient une personne snob et méprisante.

-Le parent qui ne prend pas le temps de cuisiner des aliments nutritifs mais qui préfère la voie facile des restos et du fast-food, produit des enfants mal nourris (souvent obèses) qui ne savent pas apprécier les aliments nutritifs.

-L’enfant du parent au regard dur, sans compassion développera le sentiment d’être jugé, sentant qu’il n’est jamais à la hauteur.

-L’enfant qui entend des cris, des disputes, des paroles dénigrantes, des attaques médisantes, aura tendance à agir de même avec ses frères, ses  sœurs et même ses copains.

-Le parent qui est absent d’esprit, qui ne répond qu’à la dixième ou quinzième fois que son enfant lui parle, ne peut s’attendre que cet enfant lui réponde aussitôt à son appel ou à ses demandes.  Il deviendra probablement un personnage distant qui ne se préoccupe pas des besoins immédiats d’autrui.

Ci-haut, je n’ai fait ressortir que les aspects négatifs, mais heureusement que le contraire est aussi vrai!

-Le parent souriant et avenant produit souvent des enfants aux mêmes caractéristiques… 

-…et ainsi de suite…

Eh oui, on reproduit ce qu’on est, et le plus souvent ce n’est pas intentionnel – c’est accidentel.  C’est involontaire à moins de prendre un recul et décider consciemment de faire l’effort d’examiner ses actions à la lumière des conséquences subies par /des répercussions sur ceux qu’on aime.  Idéalement, par un acte de volonté, il faut ensuite désirer effectuer les changements qui s’imposent.

Ce n’est pas une tâche facile.  Cela demande de l’introspection, l’analyse de soi, la prise de conscience et la volonté de faire l’effort de changer ce qu’il faut pour le bien de ses petites personnes précieuses.

Ne suivez pas les coutumes du monde où nous vivons, mais laissez Dieu vous transformer en vous donnant une intelligence nouvelle »2  Romains 12 : 2 PdeV

La Bible nous dit que lorsqu’une personne est née de nouveau par la foi en Jésus-Christ, elle est « une nouvelle créature, les choses anciennes sont passées, toutes choses sont devenues nouvelles »3  2 Corinthiens 5 : 17 LS

Et aussi « Voici ce que l’Esprit Saint produit (en nous) : amour…paix, patience, bonté…douceur, maîtrise de soi. »4 Galates 5 : 22 PdeV

J’ai passée par cette prise de conscience qui nécessitait un changement radical.    Quand mes enfants étaient jeunes, j’avais bêtement l’habitude d’exploser en injures, pour une faute mineure, une offense enfantine, immature.  Bref, je prenais « un canon pour tuer une mouche ».  Il m’arrivait souvent, remplie d’une colère subite, de m’égosiller  éperdument à l’endroit de l’un de mes petits.  Au fond de moi, je savais que c’était une réaction ridicule, même inacceptable, mais je n’arrivais pas à me maîtriser.  Et cela, jusqu’au jour où, soudainement, je vis en souvenir, mon père, dans une grande colère, qui me pourchassait pour m’infliger une correction.  C’est alors que j’ai compris que je ne faisais que reproduire ce que j’avais connu dans mon enfance – un enseignement accidentel.

Confrontée à cette révélation, j’ai aussitôt désiré faire une volte-face.  Je dois avouer que par mes propres efforts, je n’arrivais pas à changer les attitudes, les agissements néfastes qui empoisonnaient ma relation avec mes petits.  Je me suis tournée vers mon Père Céleste, vers Celui qui peut changer les vies et faire de nous de « nouvelles créatures »3.  La Bible est remplie de  paroles sages afin de nous aider à discerner ce qui est bien.

Laisse la colère, abandonne la fureur; ne t’irrite pas, ce serait mal faire.5  Psaume 37 : 8 LS

Aucune parole mauvaise ne doit sortir de votre bouche.  Dites seulement des paroles utiles qui aident les autres selon leurs besoins et qui font du bien à ceux qui vous entendent.6  Éphésiens 4 : 29 PdeV

 
Parents, ne poussez pas vos enfants à la révolte, mais pour les élever, corrigez-les et donnez-leurs des conseils qui viennent du Seigneur.7 Éphésiens 6 : 4 PdeV
 
J’ai ensuite désiré opérer un autre enseignement, cette fois, un enseignement intentionnel, en demandant à mes enfants de me pardonner mon mauvais comportement à leur égard.  Cette démarche a été salutaire pour ma relation avec eux.

Un enseignement accidentel peut être composé d’actions anodines ou fondamentales, abstraites ou tangibles.  Quoi qu’il en soit, rappelons-nous que tout ce que nous faisons et disons a pour résultat la formation (ou la dé-formation) des jeunes esprits qui dépendent de nous.  Soyons observateurs, ouverts à la circonspection, prêts à faire l’analyse et l’autocritique de nos comportements et nos paroles afin d’être de bons modèles pour nos enfants et éviter si possible de perpétuer ces habitudes dans les générations futures. 

En brisant aujourd’hui le cycle, avec l’aide de notre Père Céleste,  nous engendrons la possibilité d’un avenir différent pour nos petits-enfants.  Croyez-moi, ce n’est pas plaisant ni réjouissant d’entendre l’écho de nos paroles irréfléchies sortir de la bouche de nos enfants  envers leurs enfants – nos petits-enfants.  

Veillons donc sur nos paroles, nos faits et nos gestes…  puissent-ils être réfléchis et non accidentels, pour le bien-être présent et le bonheur futur de nos précieux petits trésors!

1. Dictionnaire Le Nouveau Petit Robert, Édition1995, page 25.
2. Romains 12 : 2 PdeV
3. 2 Corinthiens 5 : 17 LS
4. Galates 5 : 22 PdeV
5. Psaume 37 : 8 LS
6. Éphésiens 4 : 29 PdeV
7. Éphésiens 6 : 4 PdeV

Grand-maman Priscille

mardi 5 juillet 2016

Ton enfant à volonté forte... Être la maman qu'il lui faut.



Ton enfant à volonté forte…  Être la maman qu’il lui faut.


Par : Lisa Jacobson


Je me souviens clairement de cette journée.

La journée où cette fillette aux yeux bruns, aux cheveux bouclés – éclatante de personnalité – est entrée chez nous.

Comme si l'endroit lui appartenait.

Je pense qu'elle avait tout juste quatre ans, mais cela n'avait pas beaucoup d'importance – surtout pas pour elle.

En temps normal, un tel comportement m'aurait grandement dérangé.  Mais pas cette fois.  À vrai dire, j'étais charmée par l'enfant.

Mais ô combien cette fillette dominait la pièce dès l'instant qu'elle y fit son entrée!

Mon époux l'ayant observée pendant seulement quelques minutes a tranquillement déclaré  qu'elle « saurait probablement diriger un petit pays avant ses dix ans ».

Et il avait raison.

Elle aurait pu le faire.

Après que  Mlle Présidente-d'un-petit-pays soit sortie jouer dehors, je me suis tournée vers mon amie – la maman de cette enfant – et je lui ai demandée comment elle y arrivait.  Comment faisait-elle pour materner une telle locomotive?

Et je n'oublierai jamais sa réponse.

« Je suis le mur de béton dans la vie de Anna. »

Une réponse qui me laissait perplexe.

Qu'est-ce qu'un mur de béton a à voir dans cette histoire?  Et surtout, qu'est-ce que cela a à voir avec le fait d'être une mère pour cette enfant?

J'allais bientôt le découvrir.

J'ai vu notre jeune présidente se heurter à sa maman mur-de-béton tout au long de l'après-midi.

Elle désirait – non, exigeait – une telle sorte de collation.

La réponse de sa maman était un « non » d'une voix calme mais ferme.

Elle voulait – non, insistait – pour enlever son chandail.

Sa maman lui répondit doucement mais elle était implacable, « Tu devras porter ton chandail pour aller jouer dehors. »

Suite à trois ou quatre de ces déceptions dévastatrices, sa petite locomotive a décidé de s'effondrer en se jetant par terre au beau milieu de mon salon.  (Après tout, à quoi bon diriger un pays tout entier si on ne peut pas faire plier sa propre mère?)

Ma bonne amie a pris sa petite dans ses bras et l'a tenue tendrement ainsi jusqu'à ce qu'elle cesse de pleurer.

Mais sa mère n'a jamais fléchi.

Elle est restée ferme et n'a pas bronché malgré les protestations de sa jolie fillette.

Sa petite fille allait peut-être un jour diriger un petit pays, mais elle n'aurait pas le dessus sur sa maman.

Mon amie n'est pas la seule à avoir élevé un enfant à la volonté forte.

J'en ai moi-même quelques-uns.

Plus que ma juste part, ai-je mentionné à Dieu au cours des années.

Oh oui, j'ai l'enfant volontaire silencieux, et j'ai l'enfant volontaire bruyant. (Saviez-vous qu'il en existe de toutes les saveurs?)

Des fils et des filles – les deux.

Laissez-moi vous dire que cette théorie « mur-de-béton » a été mis à l'épreuve.

Cependant, maintenant qu'ils ont grandi et qu'ils sont actifs dans le monde, je suis réellement reconnaissante pour cette volonté forte.

Car il faut une ferme résolution afin de se tenir debout pour ce qui est juste.

Ça prend une forte détermination pour surmonter les obstacles.

Et ça prend une forte volonté pour avoir une influence dans un monde perdu.

Alors, vas-y Maman, deviens un mur de béton.  Ensuite, retire-toi et regarde de quelle façon Dieu se sert de toi – et de ton enfant – afin de faire une différence dramatique pour son Royaume.

Comment être la maman dont ton enfant volontaire a besoin.

Reste ferme.

Souviens-toi que les murs de béton ne bougent pas.  Ils ne combattent pas.  Ce que je veux dire ici c'est de ne pas t'engager dans une lutte de pouvoir avec ton enfant.  Prends une décision et ne fléchis pas.

Une approche ferme aide à sécuriser ton enfant.

Peux-tu t'imaginer ce que ton enfant peut ressentir dans ce qu'il vit?  D'avoir tant de détermination et de puissance sans la sagesse et la maturité qu'il lui faut?  Quelle que soit la force de caractère de ton enfant, il reste un enfant et il a besoin d'une maman qui soit encore plus forte.

N'augmente pas la frustration de ton enfant en lui imposant trop de règlements.

Cela te surprendra peut-être, mais il est important de ne pas contrôler chaque micro-détail de la vie de ton enfant volontaire.  Choisis tes limites et tes règlements et tiens-y fermement mais assure-toi de lui donner  une petite marge de manœuvre.  Tu peux même lui donner des tâches par lesquelles il peut exercer ses forces.  Permets-lui de s'occuper d'un animal ou d'un projet.  Donne-lui une vraie responsabilité.

Mets l'emphase sur ce qui est positif.

Plutôt que de penser à quel point il est difficile d'élever cet enfant aujourd'hui, concentre-toi sur l'impact positif cette volonté forte aura dans le monde.  Je me souviens du défi qui m'était lancé par ces jeunes bras croisés, 



et aujourd'hui je vois cette fille prendre position pro-vie et pour la justice.  Dieu a donné cette volonté forte à ton enfant afin d'accomplir ses desseins.

S'il te plait, ne mets pas une étiquette sur ton enfant.

Ne l'appelle pas « obstiné » ou de « têtu » ou autre chose de semblable, que ce soit devant lui ou à d'autres personnes.   Cela aura pour effet de lui permettre de se sentir puissant ou de se sentir rejeté.  Souviens-toi que le fait d'être volontaire n'est pas une « condition » ou un « syndrome », c'est un don.

C'est TOI, le parent que Dieu a choisi pour ton enfant.

Qu'importe que tu te sentes mal équipée pour la tâche de t'occuper de cet enfant, Dieu sait que tu peux le faire.  C'est pour cela qu'il a fait de toi, la maman.  Donc, peut-être n'as-tu pas confiance en toi-même, mais tu peux avoir confiance en lui.  Il sait ce qu'il fait, et c'est LUI, dans toute sa sagesse et son pouvoir qui t'a choisi – TOI.

Alors tiens ferme.  Ton enfant a besoin de toi.

Ton propre petit, né pour changer le monde.

Lisa Jacobson


Ceci est un texte que j'aurais tant voulu lire en élevant mes enfants!  Je n'ai pas pu m'empêcher de le partager ici et j'espère qu'il pourra encourager d'autres mamans!

Grand-maman Priscille


Traduit avec l'autorisation de l'auteure :
Lisa Jacobson
Club31Women.com




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Priscille