lundi 2 septembre 2019

C’est la poulette…





Je ne sais ni où ni quand j’ai entendu cette petite berceuse pour la première fois.  Je ne suis même pas certaine de bien la chanter comme l’originale!  Mais mes petites-filles aiment beaucoup ma version et la demandent constamment.  Il faut dire qu’elle a été modifiée quelque peu depuis quelques années.  Au début, je la chantais à un enfant à la fois, mais à présent, elles sont deux à s’endormir ensemble…  et maintenant la plus âgé demande de choisir les couleurs des poules à mesure que le chant progresse!  D’ailleurs, la première version comportait seulement 5 ou 6 couleurs de poules, mais au fil du temps, j’ai dû en ajouter afin de rallonger et étirer le plaisir (en plus de leur donner le temps de finalement s’endormir!)

Voici ce que je pense être la version originale, selon mes souvenirs :

C’est la poulette  ______
Qui’a pondu dans _________
Elle a pondu un petit coco
Pour (nom de l’enfant) qui va faire dodiche
Elle a pondu un petit coco
Pour (nom de l’enfant) qui va faire dodo
Dodiche dodo, dodiche dodo.

Cependant, une de mes petites filles m’a demandé de modifier la troisième ligne pour : « Elle a pondu dans son petit nid ».

Je vous offre la liste des couleurs des poules et leurs endroits de prédilection de ponte qui font partie de « notre » berceuse :


Poulette blanche  -  sur la planche
Poulette noire  -  dans l’armoire
Poulette grise  -  dans l’église
Poulette rousse  -   dans la brousse
Poulette beige  -  sur la neige
Poulette  jaune  -  sur un cône
Poulette bleue  -  sur un pneu
Poulette rouille  -  dans les nouilles
Poulette brune  -  sur la lune
Poulette mauve  -  dans l’alcôve
Poulette rose  -  dans la chose
Poulette corail  -  sur les rails
Poulette prune  -  sur la dune




  Poulette orange  - 
       dans la grange






Poulette argent  -  dans les champs
Poulette blonde  -  dans le monde
Poulette écrue  -  dans la rue
Poulette azure  -  près d’un mur
Poulette érable  -  dans l’étable
Poule violette  -  sur l’assiette
Poule turquoise  -  sur l’ardoise
Poule marine  -  dans l’usine
Poule vert pâle  -  sur un châle
Poule vert jade  -  sur l’estrade
Poule rouge vin  -  dans un bain
Poule kaki  -  en taxi
Poule dorée  -  dans les blés
Poule saumon -  sous un pont
Poule vermeil  -  dans l’oreille

Alors, voici notre version modifiée pour inclure le changement apporté par ma petite-fille à la troisième ligne, ainsi que trois autres transformations pour les besoins de l’heure :

C’est la poulette  ______
Qui’a pondu dans _________
Elle a pondu dans son petit nid
pour mes p’tites filles qui vont faire dodiche
Elle a pondu deux petits cocos
pour mes p’tites filles qui vont faire dodo.
Dodiche, dodiche, dodiche dodo.
Dodiche, dodiche, dodiche dodo.


Bon dodo à tous les petits poussins!!




Grand-maman Priscille

jeudi 8 août 2019

La partie de pêche improvisée ou S’arranger avec ce qu’on a…




Pendant la période des vacances d’été, alors que ma fille doit se rendre au boulot, j’ai le privilège de m’occuper de ses trois enfants, âgés de 11, 9 et 7 ans.  L’ainée est une fille et les deux derniers sont (évidement!) des garçons.

Un jour, mon époux avait promis d'aller magasiner avec l’ainée et sa cousine car elles avaient toutes les deux reçu un certificat cadeau de la même boutique, et cela à l’occasion de leurs anniversaire de naissance.

Donc, je suis restée avec les gars qui eux, ont décidé qu’ils voulaient aller à la pêche, au bord du ruisseau.  Nous avons un petit ruisseau qui traverse notre terrain, à près de dix minutes de marche de notre maison.  La seule difficulté qui nous incombait était que ça ne pêche pas très bien quand on n’a pas de canne à pêche...  Un sérieux problème mais qui m’a semblé offrir une belle opportunité pour procéder à une leçon de débrouillardise!   

Ayant grandi dans la pauvreté, ma maman avait appris, et par la suite elle nous a montrés, à trouver le moyen de palier à ce qui pouvait nous manquer en innovant et en fabriquant nous-même ce dont nous avions besoin.

En me grattant la tête et en remuant mes méninges, je me suis dit qu’il était toujours possible de réaliser des cannes à l’aide de branches…  cependant, je désirais une matière qui soit plus durable, tout en étant flexible.  

C’est alors qu’il m’est venu l’idée de me servir de cintres en métal – qui sont en voie de disparition à cause de l’invention du plastique! – que je garde précieusement, précisément pour des raisons et des circonstances telles que celle-ci!


Après avoir bien déplié et redressé deux de ces cintres à l’aide de pinces, en formant une poignée à un bout et une boucle à l’autre bout pour y glisser le fil, nous avions les cannes…   mais il nous fallait trouver du fil de pêche. 



Ce fut vite résolu grâce à un heureux et judicieux don fait tout récemment de la part d’amis qui déménageait et faisaient du "downsizing" ou "réduction des effectifs".  En conséquence, j’avais justement en main un énorme rouleau de fil pour la pêche et de plus, de gros calibre!


Que manquait-il encore à notre création…  voyons, des pesées, des hameçons…  hmmmm…

Il me restait de la broche d’un des cintres qui s’était cassé lors de l’opération de redressage-dépliage.  Malheureusement elle n’était pas assez lourde.  L’ainé de mes petits-fils a suggéré d’insérer un caillou  dans la broche – bingo!!


Les hameçons posaient un problème, mais les gars étaient tous deux d’accord lorsque j’ai suggéré d’utiliser des broches provenant d’une grosse agrafeuse 'industrielle', broches que j’ai pu replier et façonner en forme d’hameçon, à l’aide de mes fidèles pinces!  Ensuite, l’ainé a fixé une plume sur son hameçon pour en faire une "mouche" alors que le cadet, avec l’aide de Grand-maman (je lui ai seulement montré où creuser…!), a récolté des vers de terre qu’il a mis dans un pot.

Et voilà!  Nous étions prêts pour notre expédition de pêche!  Le trajet pour se rendre au ruisseau n’est pas des plus aisés puisque l’herbe a poussé pour atteindre jusqu’à cinq pieds de hauteur.  Il y a également des branches cassées qui bloquent la voie et dans lesquelles il est facile de s’empêtrer.  De plus, il y a des crevasses de boue glissante et de grosses roches presque invisibles qui risquent de faire trébucher les pieds instables de Grand-mère!





Mais une fois arrivés – sains et saufs et sans embuches! – le solide pont construit par Grand-papa nous attend et nous invite à monter nous y installer!


Monsieur « je-préfère-des-ver-de-terre » a montré à sa Mamie qu'il savait insérer LUI-MÊME ses appâts sur son hameçon (au grand soulagement de celle-ci!). 

 

Ce fut une merveilleuse partie de pêche improvisée!  Le seul et unique petit ennui,  c'est qu'il n’y avait aucun poisson – pas un seul...  et malheureusement cela, la Grand-maman n’y pouvait vraiment rien…!  …mais les garçons se sont quand même beaucoup amusés!!!



Grand-maman Priscille